AUTISME

D’après plusieurs études, l’interaction entre un enfant autiste et un animal peut diminuer les troubles du premier. L’une d’entre elles (Marine Grandgeorge, at al, “Does Pet arrival Trigger Prosocial Behaviors in Individuals with Autism?” PloS One, août 2012) montre les bénéfices de l’adoption d’un animal (chat ou chien) pour l’enfant présentant un trouble du spectre autistique (TSA), après l’âge de 4 ans :
– amélioration de l’offre de partage (capacité à partager un objet, de la nourriture avec autrui)
– augmentation de la capacité à être empathique avec une personne triste.
Cela laisse penser que le comportement de l’enfant est structuré positivement par l’animal qui l’aide à développer la capacité à donner du réconfort.
Ces bons résultats n’ont été obtenus que dans les familles introduisant l’animal quelques années après la naissance de l’enfant.

Les bénéfices étaient d’autant plus importants que la relation était forte et riche (jeux, observation…).

TOC (troubles obsessionnels compulsifs)

Conseils pour que les manies ne soient pas trop envahissantes au quotidien :
– Tolérer de ne pas tout maîtriser dans la vie ; accepter l’imprévu, l’humour sur soi, la contradiction ;
– Admettre que le risque zéro n’existe pas ;
– Ne pas imposer ses manies aux autres, ne pas les transformer en règle familiale (« on se passe les mains à la solution hydroalcoolique avant de passer à table ! ») ou en loi (« c’est sale cette manie de s’embrasser ou de se serrer les mains, pourquoi ne pas se lécher le nez à ce moment-là ? ») ;
– Refuser de temps en temps les habitudes et les rituels, les considérer comme des événements indésirables, des invités surprises, et leur rendre la vie dure en leur désobéissant parfois (qui commande?) ;
– Modifier fréquemment la routine (disposition de meubles, d’objets, trajets, horaires)
– Inviter et sortir, bouger et voyager ; les travers progressent mieux dans des modes de vie répétitifs, et en petit comité.

TRAUMATISME

Malgré le temps, certaines personnes continuent à souffrir en silence d’un traumatisme (abus physique, psychologique). Les problèmes sexuels, les douleurs inexpliquées, les dépendances, la dépression s’ajoutent parfois à la culpabilité et ne sont pas toujours liés par la personne concernée au traumatisme. La parole ne suffit pas pour tourner la page. Raconter peut même parfois s’avérer douloureux. Il faut chercher la guérison au cœur des émotions, notamment par l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing). Le traumatisme peut être “digéré” bien qu’il ne soit pas oublié. Le fait de comprendre est aussi un moyen de retrouver la dignité et le bien-être : un enfant abusé n’évolue en abuseur que dans 12 % des cas et savoir que pardonner ne constitue pas forcément la bonne solution.