LES THÉRAPIES

Les thérapies d'inspiration analytique

 

Ces thérapies s’inspirent de la méthode originale créée par S. Freud pour favoriser la verbalisation de ce qui n’est pas accessible par le sujet du fait du refoulement.

Le refoulement permet de mettre à l’écart les pulsions n’ayant pas accès à la conscience.
Quand les obstacles classiques (souci de décence par exemple), les modes de pensée contraints par trop de rationalité n’empêchent pas la libre association de fonctionner, des pensées différentes émergent et vont petit à petit se lier, et représenter des contenus inconscients. Pour en permettre l’émergence, le sujet est incité à dire tout ce qu’il pense, même si cela lui parait banal, sans lien avec ce dont il parle ou gênant. Selon la découverte de Freud, beaucoup de difficultés du sujet, beaucoup de symptômes ne peuvent disparaître que si le refoulement est au moins en partie levé, si le sujet peut avoir accès à ce dont il n’avait pas accès. Ces thérapies se basent également sur la mise en relation d’événements vécus avec ceux du présent.

Le but est de comprendre l’origine du symptôme, de réfléchir et de verbaliser ses pensées afin de prendre de la distance par rapport aux difficultés rencontrées.

 

 

 

Le soutien psychologique

Il consiste à rassurer, à accompagner avec bienveillance une personne qui vit une situation difficile (deuil, rupture amoureuse, séparation, licenciement, handicap, maladie…).

Dans ce type de thérapie, le travail du psychologue consiste à savoir écouter le discours du sujet, et aussi à le favoriser, le soutenir en permettant son développement. Le psychothérapeute interviendra donc aussi.
Il y a une rencontre et une construction, par la parole, d’un savoir partagé. Cela peut aider le sujet à évoluer. Le psychologue l’écoute attentivement, en respectant le principe de neutralité bienveillante. Il reconnait les réactions émotionnelles et les défenses du patient et les respecte.

Cet entretien suscite chez le psychologue des mécanismes d’empathie (capacité de percevoir autrui, de pouvoir se mettre à sa place) et un rôle de contenant stable des angoisses. Le psychothérapeute restitue à l’intéressé ses pensées déplaisantes de manière bonifiée.

 

 

Les thérapies cognitivo-comportementales

 

Elles visent à aider quelqu’un à dépasser des difficultés venant de son comportement, en apprenant soit à considérer d’une façon différente les circonstances dans lesquelles il apparaît soit à changer son comportement.

Elles comprennent un travail sur les émotions, les pensées dysfonctionnelles et les situations problèmes avec des exercices concrets. La finalité est de remplacer les idées négatives par des réactions et des pensées en adéquation avec la réalité.
Le patient est d’abord invité à décrire le trouble, à noter ses circonstances d’apparition, sa fréquence, sa durée. Grâce à cette analyse comportementale et à un travail sur les pensées, s’amorce un processus thérapeutique dans lequel le patient se rend petit à petit compte de sa capacité à dépasser ses difficultés en diminuant par exemple l’occurrence du nombre de rites, de contrôles. Dans le cas des phobies traitées par désensibilisation et immersion, le sujet observera qu’il peut s’exposer à des situations qui deviennent petit à petit de moins en moins anxiogènes.

Ces thérapies améliorent l’intégration des patients dans leur milieu social.

 

 

 

La méditation

 

Nous vivons en pleine conscience quand nous portons assidûment une attention calme à l’instant présent. Cela peut modifier entièrement notre lien au monde, diminuer nos souffrances ou transcender nos joies.

La pleine conscience est un type de méditation qu’il est possible d’apprendre rapidement et facilement. Elle consiste à focaliser son attention sur une pensée, sur soi ou sur les sons. La méditation vise à induire une paix intérieure, un apaisement, une détente. Pour arriver à la maîtriser, il est nécessaire de la pratiquer pendant plusieurs années. Afin de méditer, il faut s’arrêter de faire des choses, de bouger et se placer un peu à l’écart du monde. Au début, ce qu’on ressent peut paraître étrange : il existe un vide d’action et un mélange de sensations et de pensées.

Nos habitudes et nos occupations peuvent alors nous manquer mais après un moment, un apaisement émerge de ce manque. “Alors l’esprit ne regarde ni en avant ni en arrière. Le présent seul est notre bonheur.” Goethe, Faust II

 

 

 

La thérapie par la validation de Naomi Feil

Le but de cette méthode est de conserver la communication avec les personnes âgées atteintes de démences, pour les accompagner dans une relation qui les respecte tout en reconnaissant dans leurs actes, leurs besoins d’être entendus et d’exister en tant qu’être humain. Le thérapeute écoute avec empathie et reconnait ces besoins.

Il s’agit de construire une relation dans laquelle la personne se sent en confiance et comprise. Cela aide à faire émerger un sentiment de sécurité, qui constitue un des besoins fondamentaux. La personne âgée est accompagnée dans l’investigation de ce qu’elle ressent, de ce qu’elle pense. Le psychologue accueille ce qui survient.

Il y a donc une amélioration de la communication et une création de liens avec la personne âgée. Cela peut l’aider à lui rendre le sentiment de sa valeur, à diminuer son stress et à augmenter sa satisfaction. Grâce à l’expression des émotions, les risques de repli sur soi et de dépression sont réduits.

 

La remédiation cognitive

C’est une prise en charge des fragilités et des troubles apparus au cours de la vie par un processus d’apprentissage agissant sur les fonctions cognitives.

La remédiation a pour but d’améliorer le fonctionnement cognitif, de développer l’intelligence afin de mieux s’adapter au monde.
En aidant à rendre plus compréhensibles les mondes dans lesquels nous vivons (langage, émotions, apprentissages), la remédiation cognitive permet de s’ajuster aux exigences de ces univers. Elle peut s’adresser aux enfants, aux adolescents, aux adultes qui souhaitent améliorer certaines de leurs compétences. Cette thérapie est indiquée aussi pour les sujets âgés atteints de pathologies démentielles légères ou modérées.Des exercices concrets sont en pratique utilisés afin d’entretenir la mémoire, l’attention, pour orienter dans le temps et l’espace ou améliorer le langage, les aptitudes au calcul. Les activités effectuées dépendent des capacités de chacun. Le psychologue fait attention à ne pas mettre le patient en échec afin de renforcer son estime de soi.

Cette approche vise à augmenter l’efficience cognitive pour devenir plus autonome et augmenter la qualité de vie.

 

Les thérapies intégratives

 

L’intégration est “l’assemblage de divers éléments, qu’ils soient théoriques ou pratiques, dans le but de former un tout original et pragmatique. L’objectif est de dépasser la mise en oeuvre d’une seule pratique, lorsque cette dernière ne permet pas ou seulement partiellement d’atteindre le but prédéfini.” (Bachelart et al., 2011, Les courants intégratifs en psychothérapie).

Lors d’une thérapie intégrative, le psychologue emploie plusieurs stratégies thérapeutiques structurées de façon créative afin de s’adapter aux problématiques d’un patient. Pour citer des exemples, une dépression ou des troubles anxieux pourront être soignés par une thérapie cognitivo-comportementale associée à des séances de méditation, avec un travail en amont sur des éléments de l’histoire de vie. Ils permettent de donner une explication plausible sur l’origine des troubles.

La psychothérapie intégrative considère l’être humain sous différentes dimensions : cognitive, affective, spirituelle, relationnelle. Cette approche est basée sur l’idée que chaque personne est unique. Elle part du principe qu’aucune thérapie pratiquée seule n’est suffisante pour remédier à la problématique d’un être humain. Il faut pour cela associer différentes thérapies.